Journée Internationale du Jazz : 20 vinyles pour les 10 ans !

Depuis 10 ans, l'UNESCO a proclamé que le 30 avril serait, chaque année, l'occasion d'une célébration internationale du Jazz, pour rendre hommage à un genre qui, par l’essence même de sa musique, a la capacité de rapprocher les peuples aux quatre coins du globe.


Le Jazz a énormément évolué depuis ses origines, nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir les grands styles et grands disques vinyles du Jazz.


Scott Joplin, né en 1868 au Texas est un pianiste et compositeur afro-américain. Bien qu'ayant écrit des œuvres dans plusieurs styles, y compris le classique et l'opéra, sa notoriété tient principalement à ses compositions de musique ragtime. Ses morceaux les plus célèbres dans ce style sont le Maple Leaf Rag, publié en 1899, et The Entertainer ci-dessus, publié en 1902.

Le Jazz est un genre musical originaire du Sud des États-Unis, créé à la fin du XIXe siècle et au début du XX siècle au sein des communautés afro-américaines. Avec plus de cent ans d'existence, du ragtime au jazz actuel, il recouvre de nombreux sous-genres marqués par un héritage de la musique euro-américaine et afro-américaine.


Au cours du XXe siècle, le Jazz a acquis une large popularité au-delà des frontières des États-Unis et s'est répandu dans le monde, donnant naissance à de très nombreux styles et sous-genres selon les pays et les régions.


Les premières formes de Jazz apparaissent à la Nouvelle-Orléans et à Saint-Louis dès 1910 : le Jazz Nouvelle-Orléans mélange le blues à la quadrille et la biguine des Antilles françaises.



Begin the Beguine est une chanson écrite et composée par Cole Porter et initialement parue dans sa comédie musicale Jubilee créée à Broadway en 1935. La chanson a été rendue célèbre par Artie Shaw et son orchestre quand en 1938 leur version instrumentale a atteint le numéro 1 dans les États-Unis et s'est vendu à plus de 2 millions d'exemplaires.

Dans les années 1930 émergent le swing, un style marqué par le blues et l'improvisation. Il représente l'âge d'or des big bands, dont les plus célèbres sont ceux de Duke Ellington et de Count Basie.



A la même époque est créé en France le jazz manouche, un style de jazz qui témoigne des apports stylistiques des musiques gitanes, manouches et d'Europe centrale ainsi que du musette et de la chanson française. Les initiateurs de ce style, d'abord caractérisé par les instruments à cordes, sont Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, auxquels sont venus s'ajouter, au fil des années des accordéonistes, bassistes et clarinettistes.



D'une musique populaire conçue pour la danse, le Jazz devient un genre musical qui se complexifie dès 1940 avec le bebop, joué à des tempos plus rapides et avec des accords plus élaborés.


Ce courant révolutionnaire est lancé de l'association de musiciens afro-américains qui, après leurs obligations contractuelles dans de grands orchestres, souhaitaient se libérer en s'affranchissant de la discipline des big bands.


Ces quêtes de liberté donnent lieu à des formations plus réduites, laissant plus de liberté dans l'interprétation et davantage d'occasions d’improviser des solos. Les premières expériences bebop sont le fruit des sessions de Thelonious Monk, Charlie Parker, Dizzy Gillespie et Charlie Christian.



Le cool Jazz de la fin des années 1940 apporte des sons calmes, délicats, et des mélodies longues et linéaires. Son style est immédiatement reconnaissable, dépouillé de tout expressionnisme, de lyrisme, de rubato, de staccato, de groove, donc qualifiée de cool par opposition au style hot, et également en rupture avec la virtuosité complexe du bebop.



Le plus célère représentant du style Cool est sans aucune mesure Miles Davis, dont les albums Birth of the Cool et Kind of Blue trustent régulièrement les podiums des meilleurs enregistrements Jazz de tous les temps.

Le Free Jazz des années 1950 se libère quant à lui des contraintes harmoniques, et met en valeur l'improvisation et l'énergie. Chacun à sa manière, les musiciens de free jazz ont tenté d'altérer, d'étendre ou de rompre les conventions du jazz, bien souvent en se défaussant des caractéristiques jusqu'ici immuables tels que l'allégeance au tempo et les changements d'accords préalablement fixés.


Communément considéré comme expérimental et d'avant-garde, le free jazz peut également être vu comme une tentative de retour aux racines du jazz, notamment par la dimension religieuse et l'improvisation collective. Le mouvement free jazz est généralement associé aux innovations qu'ont apportées Ornette Coleman et Cecil Taylor ainsi que la production tardive de John Coltrane.





Le hard bop apparaît au milieu des années 1950 et introduit des influences du rhythm and blues, du gospel et du blues, notamment dans le jeu du saxophone et du piano.

Il prend source dans un mouvement de reconnaissance par les noirs américains de leurs origines, appelé Black is beautiful : un retour aux sources de la musique, à l'Afrique et, en même temps, une réaction agressive (musicalement parlant) au cool jazz (d'où le terme « hard ») surtout dominé par les blancs.


Somethin' Else est un mythique album Jazz de Cannonball Adderley paru en 1958 chez Blue Note. Bien que Cannonball Adderley ait dissout son groupe pour rejoindre le sextet de Miles Davis (avec lequel ils enregistreront, entre autres, le légendaire Kind of Blue). Somethin' Else est pourtant la première apparition de Miles et Cannonball Adderley ensemble sur disque.




Quelques années plus tard, le Jazz modal utilise la gamme comme base de la structure musicale et de l'improvisation. Il a puisé dans les musiques orientales et exotiques : un morceau de jazz modal contient souvent trois ou quatre accords, rarement plus, d'où son nom, qui s'apparente aux modes - types de gammes caractéristiques) et qui permet à l'improvisateur une extraordinaire liberté d'expression.


« Quand on travaille de façon modale, le défi, c'est de voir quelle inventivité on peut avoir alors sur le plan mélodique. Ce n'est pas comme quand on s'appuie sur des accords, quand on sait, au bout de trente-deux mesures, que les accords sont terminés, qu'il n'y a rien d'autre à faire qu'à se répéter avec des variantes. Je m'écartais de ce système, j'allais vers des approches plus mélodiques et l'approche modale me semblait plus riche de possibilités. » — Miles Davis.



Dans les années 1960 et 1970 se développe le jazz fusion, qui combine le jazz et des rythmes rock, des instruments électroniques et utilise une forte amplification sur scène. Mêlant des éléments extraits du jazz avec d'autres courants musicaux. le jazz-fusion a permis d'élargir considérablement le public du jazz et a généré de nombreux succès commerciaux.


Certains musiciens de jazz, emmenés par Miles Davis (encore lui !), expérimentent le mélange des formes et des techniques d'improvisation du jazz avec les instruments électriques du rock ainsi que les rythmes de la musique soul et du rhythm and blues.



Parallèlement, quelques artistes issus du rock commencent à intégrer des éléments venus du jazz à leur musique ; Frank Zappa fut un pionnier avec son album Hot Rats de 1969. Plutôt qu'un style musical clairement codifié, le jazz fusion peut être considéré sous l'angle d'une tradition ou d'une approche particulière de la musique typique d'une musique instrumentale. Les morceaux sont généralement longs, avec de longues phases d'improvisation, des motifs et des métriques souvent complexes. Une partie du rock progressif est d'ailleurs également classée sous l'appellation de fusion.


Rayonnant dans tous les styles, s'arrangeant et intégrant les particularités musicales de tous les continents, le jazz a engendré plusieurs dizaines de sous-genres (jazz afro-cubain, West Coast, ska-jazz, avant-garde jazz, indo-jazz, soul jazz, jazz de chambre, latin jazz, jazz-funk, loft jazz, jazz punk, acid jazz, jazz rap, nu jazz...).


On comprend dès lors mieux pourquoi l'UNESCO a voulu mettre à l'honneur le jazz pour promouvoir l'amitié entre les peuples, en citant Nina Simone : « Le jazz n'est pas qu'une musique, c'est une façon de vivre, une façon d'être et de penser ».


Du côté d'Orphéau, nous vous avons préparé une sélection de 20 disques emblématiques à découvrir, ou redécouvrir pour votre Jukebox ! Vous reconnaitrez sans doute nombreuses pochettes tant ces albums, de Miles Davis à John Coltrane à Stan Getz font parti de l'histoire de la musique.



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Merci à vous, bonne journée du Jazz et bonne écoute !

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