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SEPT EN SEPTEMBRE !

Mis à jour : sept. 23

Il reste un peu de sable sur la terrasse de la maison. Quelques affaires traînent encore pêle-mêle dans le jardin. Les vacances sont finies mais il demeure comme une ambiance bohème par ici.


Comme si l'on cherchait à prolonger ce moment privilégié de l'année, la pause estivale. On se réécoute la playlist du neveu, téléchargée en bluetooth. Pour un peu, on sentirait l’air de la mer soulever une mèche de cheveux décolorée par le sel…


Mais foin des rêveries ! Il est temps de se ressaisir. C'est la rentrée ! Il nous faut de la musique sérieuse !

De vrais albums qui tiennent la route, qui vont nous accompagner durant l'automne et l'hiver, qui vont réchauffer nos âmes engourdies par les premiers froids.


Direction votre disquaire pour récolter de bons conseils et les disques du moment !

Et puisque l'automne ne va pas tarder à pointer le bout de son nez, la pochette du nouvel album d'Eternal Youth, une feuille morte tombée au sol, illustrera notre premier exemple.

Le groupe français, originaire de Caen, pratique un rock proche de celui de Fontaines D.C. mêlant énergie punk et mélodies pop qui font taper du pied, reprendre les refrains en chœur et rajeunir de 30 ans !


Leur album, assez court - vivent les albums courts, sans gras ! - se déguste comme une glace imbibée d'alcool : les mélodies rafraîchissent, les textes (en anglais) revendiquent une société plus humaine - l'album se termine sur un morceau coup de poing -, les rythmiques énergisent.


Un cocktail détonnant mis en images dans des clips malins où ils référencent quelques glorieux aînés (The Ruts, The Adolescents, The Buzzcocks) :

Cap sur les antipodes avec le nouvel album des The Apartments. Le groupe australien est en fait le véhicule artistique de Peter Milton Walsh, esthète francophile féru de cinéma, de photographie et de littérature de notre beau pays.

Brièvement passé par les Go-Betweens, il avait signé quelques splendides albums dans les années 90 avant de disparaître quelque temps.


Il signait un retour époustouflant il y a 5 ans avec l'album No Song, No Spell, No Madrigal - écrin pop qui réussissait à nous faire partager sa douleur de père endeuillé sans sombrer dans la tragédie, tant ses textes intenses étaient enluminés par des mélodies subtiles soutenues par une assise rythmique solide.


Accompagné de musiciens français, il signe avec ce « Out Of The Light » un album dans la même veine pop acoustique, quelque part aux environs du Nick Cave de « Push The Sky Away » !

Retour par les Etats-Unis ! My Morning Jacket est un groupe rare : il pratique la distanciation : sortir des albums uniquement après avoir fait le tour du sujet - en prenant le temps de distiller dans sa musique quelques surprises à l'intention de ses fans… et des autres.


Le groupe de Jim James ne pratique pas un folk-rock standardisé. Il y distille de vraies nuances de soul, de gospel, de country voire de hard rock vintage. Sans jamais que cela ne paraisse forcé ni éclaté : leur son et leur musique sont d'une fluidité, d'un naturel qui forcent le respect tant ce genre d'album classique instantané est devenu rare de nos jours.


Ce « The Waterfall II » fait suite à un premier volume paru il y a cinq ans - les deux superbes pochettes se répondent brillamment - le nouveau vinyle est à droite.

Le disque évoque à la fois les grands espaces américains, le foisonnement de la vie humaine, animale et minérale et la beauté des constructions vocales en chœur.

Le jazz brille aussi de mille éclats en cette fin d'été. Sous toutes ses formes, il nous étonne toujours par sa capacité à se réinventer.


Nubya Garcia est une jeune saxophoniste anglaise qui fraye avec le meilleur de la scène jazz, hip-hop, soul et funk de la capitale britannique. Elle a croisé les armes avec Ezra Collective, Maisha, Comet Is Coming ou Najira, autant de musiciens avides d'une fusion entre tous ces styles, une marmite bouillonnante.


Son album Source est plus abordable par le grand public, toujours inventif, chaloupé et inspirant. Sur des rythmes essentiellement caribéens, elle pose des phrasés à la fois cool et denses.

Camille Bertault est de cette école franco-belge du jazz vocal qui privilégie la fluidité, l'espièglerie, la souplesse d'une voix flûtée sur des mélodies limpides comme des toccatas de Bach - des Double Six aux Swingle Singers, des Grandes Gueules à David Linx en passant par Michel Legrand -


Une petite escapade technique digne d'un scat à la Al Jarreau n'est pas exclue, ici ou là, confirmant la haute capacité technique d'une chanteuse qui n’étale jamais son savoir-faire mais partage plutôt ainsi son trop-plein de bonne humeur.



Bill Frisell, quant à lui, ne cesse de revisiter le répertoire de l'Americana à travers le prisme de sa guitare. Sur son nouvel album pour le label Blue Note, Valentine il passe en revue quelques standards du folk, de la country, du jazz avec un son clair, délicatement saturé, soutenu par une basse et une batterie aériennes.


Sa sonorité baigne dans un écho qui en gomme les aspérités sans en ôter une âpreté naturelle et rustique. Un voyage à travers les grands espaces américains, à la fois cinématographique - version Coen - et mélodique - version Cash -.


Cette sélection se referme comme un cercle de pionniers autour d'un feu : retour en France avec un groupe anglophile, les tourangeaux de Strawberry Seas. Ils sortent leur premier album le 2 octobre et leur mix de pop anglaise - XTC, Teenage Fan Club et Grandaddy semblent faire partie de leur ADN - et de pop américaine - on citera The Plimsouls, Big Star et Andy Shauf - fait merveille tout au long de ce premier essai au long cours - après un premier EP déjà épuisé.


Les voix doucement rauque du guitariste et délicieusement nonchalante de la claviériste donnent au groupe cette ancrage dans la ligne claire de la pop transatlantique, quand les guitares et la rythmique les propulsent dans les paysages indés qui des Smiths à Wilco, de House Of Love à Weezer ont enchanté ces 30 dernières années.

Décidément, le rock d'ici a encore bien des surprises à nous offrir.

Une sélection qui, je l'espère, égayera vos soirées d'automne. Keep spinning !



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